De plus en plus de PME s'assurent contre la cybercriminalité !

Chez Vanbreda, le nombre de cybersinistres a progressé de 194% l’an dernier. Dans plus d’un cas sur deux, ce sont des attaques menées à l’aide de logiciels rançonneurs. Toutes les entreprises, y compris les PME, sont concernées.

Les entreprises redoutent plus que tout d’être prises pour cibles par des cybercriminels. Chez Vanbreda, courtier spécialisé en la matière, le nombre de souscriptions à des polices d’assurances a augmenté de 70% en 2018.

Au départ, en 2014-2015, les assurances étaient surtout souscrites par des banques et des hôpitaux. Ces institutions détiennent de grandes quantités d’informations sensibles au sujet de leurs clients et de leurs patients, ce qui en fait des cibles de choix pour des cybercriminels. Depuis 2016 cependant, de nouveaux secteurs ont voulu se protéger et, fait notable, de plus en plus de PME. Elles aussi, détiennent des données (souvent confidentielles) sur leur clientèle.

L’entrée en vigueur de la réglementation européenne GDPR, qui vise à protéger les données à caractère personnel, a été un coup d’accélérateur. À cela s’ajoutent quelques affaires retentissantes qui ont défrayé la chronique (les virus WannaCry et Petya) et alimenté la prise de conscience.

Le "cryptolocker" en tête
Le nombre de sinistres déclarés chez Vanbreda en 2018 a augmenté de 194%. Dans 90% des cas, le montant du sinistre était inférieur à 20.000 euros. Dans certains cas cependant, les dégâts se chiffrent dans les millions d’euros. Parmi les types de sinistres les plus fréquents, on retrouve en tête le logiciel rançonneur, également appelé "cryptolocker" ou "ransomware" (54% des cas), suivi à bonne distance par les virus (10%) et le hacking (9%). Le "ransomware" chiffre et bloque les fichiers contenus sur votre ordinateur et demande une rançon en échange d’une clé permettant de les déchiffrer. Résultat: vous ne pouvez plus travailler, livrer vos clients, votre réputation en prend un coup et vous devez faire appel à des experts IT pour tout remettre en état. La rançon doit souvent être payée en bitcoins.

Source : L'Echo

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