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Selon l’indice européen des prix à la consommation harmonisé (IPCH), l'inflation atteint 3,6% en juillet contre 3,3% en juin et 4,0% en mai.

L’inflation sous-jacente (inflation hors énergie et produits alimentaires non transformés) s’élève à 2,8% en juillet contre 2,7% en juin.

L’inflation selon l’indice des prix à la consommation (IPC) pour le mois de juillet passe à 3,6% contre 3,4% en juin.

Les sous-indices avec le plus gros impact positif sur l’inflation sont les carburants, le fioul domestique, les voyages organisés, les médicaments et l’électricité.

Inversement, la viande et les vêtements sont les sous-indices ayant exercé le plus gros impact négatif sur l’inflation au cours de ce mois.

Eurostat publiera le 19 août l’indice des prix à la consommation harmonisé des pays de l’Union européenne pour le mois de juillet.


L’inflation selon l’indice européen des prix à la consommation harmonisé (IPCH)[1] atteint en juillet 3,6% contre 3,3% en juin et 4,0% en mai. L’inflation selon l’indice des prix à la consommation harmonisé à taux de taxation constants (IPCH-CT)[2] s’établissait à 3,6% en juillet contre 3,3% en juin.

L’inflation sous-jacente, qui ne tient pas compte de l’évolution des prix des produits énergétiques et des produits alimentaires non transformés, atteignait 2,8% en juillet, contre 2,7% en juin et 2,9% en mai. Le taux d’inflation hors produits énergétiques a augmenté en juillet pour atteindre 2,7% contre 2,5% en juin.

L’inflation des produits alimentaires s’élève ce mois-ci à 0,2% contre -0,1% le mois précédent. L’inflation des huiles atteint -0,1% ce mois-ci contre -0,8% en juin. Pour les produits laitiers, l’inflation s’élève à -0,7% contre -1,4% le mois dernier. Le poisson enregistre ce mois-ci une inflation de 1,4% contre 2,2% en juin. Le pain et les céréales affichent en juillet une inflation de 0,0%, soit une hausse par rapport au taux de -0,2% enregistré en juin. L’inflation de la viande est de 0,2% ce mois-ci contre 0,6% en juin.

La contribution de l’énergie à l’inflation était négative de janvier 2023 à février 2024. Elle est désormais à 1,2%, soit une augmentation par rapport au mois dernier (1,0%). Les produits alimentaires contribuent quant à eux à hauteur de 0,0%, comme le mois dernier.

L’électricité coûte désormais 7,9% de plus qu’il y a un an. Le gaz naturel affiche une inflation de 10,3% par rapport à juillet de l’année dernière. Le prix du gasoil de chauffage a augmenté de 44,2% par rapport à l’an dernier.

Inflation et impact des 13 groupes principaux sur l'inflation

La ventilation en 13 groupes principaux montre que la plus forte inflation en juillet est à mettre à l’actif des « Logement, eau et énergie » (7,2%). Le groupe « Produits alimentaires et boissons non alcoolisées » affiche, quant à lui, la plus faible inflation (0,2%). Le groupe « Logement, eau et énergie » est le groupe principal ayant exercé le plus gros impact positif sur l’inflation en juillet, soit 0,6 point de pourcentage. Le groupe « Produits alimentaires et boissons non alcoolisées » a exercé le plus gros impact négatif avec -0,6 points de pourcentage.

Inflation[3] et impact[4] sur l'inflation pour l'IPCH global et les 13 groupes principaux

Groupe de produits
Poids (‰)
Inflation sur base annuelle (%)
Impact sur l'inflation (point de %)
IPCH
IPCH-CT
mai/26
juin/26
juil./26
juil./26
mai/26
juin/26
juil./26
0
Total des dépenses
1.000,0
4,0
3,3
3,6
3,6



1
Produits alimentaires et boissons non alcoolisées
140,8
0,9
-0,1
0,2
0,2
-0,5
-0,5
-0,6
2
Boissons alcoolisées et tabac
54,8
2,9
3,2
2,7
2,7
-0,1
-0,1
-0,1
3
Articles d’habillement et chaussures
65,4
2,0
1,0
1,2
1,2
-0,1
-0,1
-0,2
4
Logement, eau et énergie
157,3
7,2
6,6
7,2
7,1
0,6
0,6
0,6
5
Ameublement et équipement ménager
62,7
0,2
-0,2
0,4
0,4
-0,2
-0,2
-0,2
6
Santé
100,6
3,5
3,6
2,8
2,8
-0,1
0,0
-0,1
7
Transports
111,0
8,5
6,1
7,2
7,0
0,6
0,6
0,4
8
Information et communication
42,0
1,6
1,4
1,2
1,2
0,0
-0,1
-0,1
9
Loisirs, sport et culture
96,3
5,1
5,4
6,7
6,7
0,0
0,1
0,3
10
Enseignement
4,6
2,2
2,2
2,2
2,2
0,0
0,0
0,0
11
Hôtels, cafés et restaurants
84,1
4,7
3,7
4,2
3,9
0,0
0,1
0,0
12
Assurance et services financiers
28,5
2,0
2,0
2,7
2,7
-0,1
-0,1
0,0
13
Soins corporels et autres services
51,9
2,7
2,7
2,1
2,1
-0,1
-0,1
-0,1

Inflation selon des agrégats spécifiques

L’IPCH global peut être ventilé en cinq agrégats spécifiques, qui composent ensemble les dépenses totales.

  • L’inflation des produits énergétiques a augmenté par rapport au mois précédent. En juillet, elle s’élevait à 15,1% contre 12,8% en juin et 17,1% en mai. Par rapport au mois précédent, les prix ont augmenté de 3,2% en moyenne. L’inflation moyenne de cet agrégat s’élève à 4,4% pour les douze derniers mois.
  • L’inflation des produits alimentaires transformés était de 1,1% en juillet, contre 1,2% en juin et 1,5% en mai. En comparaison avec le mois précédent, les prix ont augmenté en moyenne de 0,5%. L’inflation moyenne s’élève à 1,8% pour les douze derniers mois.
  • L’inflation des produits alimentaires non transformés (fruits, légumes, viande et poisson) atteint 0,2% en juillet contre -0,5% en juin et 1,4% en mai. Par rapport au mois de juin, les prix ont augmenté en moyenne de 0,6%. L’inflation moyenne de cet agrégat s’élève à 1,8% pour les douze derniers mois.
  • L’inflation des biens industriels non énergétiques était de 1,3% en juillet, contre 1,5% en juin et 1,9% en mai En comparaison avec le mois précédent, les prix ont connu une baisse de 6,3% dû aux soldes. L’inflation moyenne de cet agrégat s’élève à 1,1% pour les douze derniers mois.
  • Pour les services (y compris les loyers), l’inflation augmente et affiche 4,1% en juillet, contre 3,8% en juin et 3,9% en mai. L’inflation moyenne de cet agrégat s’élève à 3,8% pour les douze derniers mois.

En juillet, l’inflation sous-jacente (inflation hors énergie et produits alimentaires non transformés) s’établit à 2,8%. Cela représente une légère augmentation par rapport au taux de 2,7% enregistré juin. L’inflation sous-jacente moyenne des 12 derniers mois est égale à 2,7%. Les prix de ce sous-agrégat ont diminué de 1,0% par rapport au mois précédent.

Inflation selon des agrégats spécifiques

Agrégats spécifiques
Poids (‰)
Inflation sur base annuelle (%)
Moyenne à douze mois (%)
Variation mensuelle
mai/26
juin/26
juil./26
juil./26
juil./26
Total des dépenses
1.000,0
4,0
3,3
3,6
2,7
-0,5
Produits énergétiques
80,4
17,1
12,8
15,1
4,4
3,2
Produits alimentaires transformés
149,3
1,5
1,2
1,1
1,8
0,5
Produits alimentaires non transformés
46,3
1,4
-0,5
0,2
1,8
0,6
Biens industriels non énergétiques
259,4
1,9
1,5
1,3
1,1
-6,3
Services
464,6
3,9
3,8
4,1
3,8
1,4
IPCH hors énergie et produits alimentaires non transformés (inflation sous-jacente)
873,3
2,9
2,7
2,8
2,7
-1,0

Impact des sous-indices sur l'inflation

Les carburants ont exercé le plus gros impact positif, à savoir 0,38 point de pourcentage. Le fioul domestique a eu un impact positif de 0,29 point de pourcentage. Les voyages organisés ont eu un impact positif de 0,22 point de pourcentage. Les médicaments ont eu un impact positif de 0,18 point de pourcentage. Enfin, l’électricité a eu un impact positif de 0,13 point de pourcentage.

Sous-indices avec les plus gros impacts positifs sur l'inflation

Sous-indice
Poids (‰)
Impact sur l'inflation (point de %)
2026
juil./26
07.2.2
Carburants
23,7
0,38
04.5.3
Fioul Domestique
6,9
0,29
09.8.0
Voyages organisés
16,8
0,22
06.1.1
Médicaments
13,8
0,18
04.5.1
Électricité
31,1
0,13

La viande et les vêtements ont respectivement exercé l’impact négatif le plus significatif sur l’inflation, à savoir -0,12 point de pourcentage.

Sous-indices avec les plus gros impacts négatifs sur l'inflation

Sous-indice
Poids (‰)
Impact sur l'inflation (point de %)
2026
juil./26
01.1.2
Viande
30,5
-0,12
03.1.2
Vêtements
48,3
-0,12

Comparaison entre la Belgique et les pays voisins

Étant donné que l’IPCH définitif de nos pays voisins ne sera publié que plus tard, nous ne pouvons dès lors établir une comparaison que sur la base de la première estimation rapide de l’inflation de l’IPCH (HICP flash estimate) de juillet. En Belgique, cette inflation s’élevait à 3,5% en juillet, soit une augmentation par rapport au taux de 3,3% observé en juin. Les Pays-Bas ont affiché une inflation de 2,9% en juillet, ce qui représente une augmentation par rapport au taux de 2,5% enregistré en juin. En France, l’inflation atteignait 2,4% en juillet et a augmenté par rapport au taux de 2,0% du mois de juin. La première estimation rapide de l’inflation de l’IPCH de juillet de l’Allemagne était de 2,8%, soit une hausse par rapport au mois de juin lorsque elle était de 2,4%.

Étant donné qu’Eurostat n’a pas encore publié l’indice des prix à la consommation harmonisé à taux de taxation constants du mois de juillet, juin est le mois le plus récent pour lequel une comparaison est possible En Belgique, l’inflation sur la base de l’IPCH-CT s’élevait en juin à 3,3%, ce qui représente une baisse par rapport à l’inflation de 4,0% observée en mai. En juin, cette inflation en Allemagne était de 3,0%. Il s’agit d’une baisse par rapport au mois de mai, où elle était de 3,3%. L’inflation en France a baissé de 2,6% en mai à 1,9% en juin. Aux Pays-Bas, cette inflation a baissé jusqu’à 2,0% en juin. En mai, elle se chiffrait à 2,9%.


[1] Outre l'indice national des prix à la consommation (IPC), Statbel calcule également un indice européen des prix à la consommation harmonisé (Harmonised Index of Consumer Prices, HICP). L'IPCH permet de comparer les taux d'inflation des États membres de l'Union européenne. L'optique des dépenses et les méthodes appliquées sont coordonnées autant que possible et définies dans la réglementation européenne. Les résultats de l'IPC et de l'IPCH ne sont pas identiques, en raison principalement de différences de pondération et de composition du panier de biens et de services sur lequel se basent ces indices.

La Banque centrale européenne utilise également l'IPCH pour mener sa politique monétaire. De plus, l’IPCH sert à vérifier le respect du critère d’inflation déterminé dans le traité sur l’Union européenne.

Quelques différences entre l'IPCH et l'IPC actuel sont présentées ci-dessous :

  • La pondération du panier de biens et de services dans l'IPCH repose principalement sur les comptes nationaux. L'enquête sur le budget des ménages est utilisée pour les niveaux détaillés inférieurs. De son côté, l'IPC se base principalement sur l'enquête sur le budget des ménages pour tous les niveaux.
  • La population de référence dans l'IPCH se compose des ménages privés (y compris les touristes en Belgique) et des occupants de ménages institutionnels (notamment les maisons de repos et les institutions). Pour l'IPC, il s'agit actuellement des ménages privés avec une limite d'âge pour la personne de référence.
  • L'IPCH s'appuie sur un concept de dépenses intérieures, soit les dépenses réalisées par la population de référence en Belgique. L'IPC repose, quant à lui, sur un concept de dépenses nationales, soit les dépenses effectuées par la population de référence quel que soit le lieu.
  • L'IPCH n'applique aucune correction des variations saisonnières, contrairement à l'IPC où les voyages à l'étranger et les villages de vacances font l'objet d'une correction.
  • Dans l'IPC, les soldes ont été neutralisés, tandis qu'ils ne sont répercutés que sur un mois dans l'IPCH.
  • En ce qui concerne le gasoil de chauffage, le prix actuel sert à calculer l'IPCH. Le calcul de l'IPC s'appuie, par contre, sur une moyenne pondérée sur 12 mois.

[2] L'IPCH-CT est calculé comme l’IPCH traditionnel, mais en utilisant des taux de taxation constants pour le calcul des prix. Cet indice permet dès lors d’estimer l’impact théorique potentiel des changements de taxation indirecte (p.ex. TVA et accises) sur l’inflation mesurée. Il s’agit toutefois d’un impact théorique dans la mesure où le calcul suppose que les changements de taxation sont directement et intégralement répercutés sur les prix payés par les consommateurs.

[3] L'inflation sur base annuelle mesure la variation de prix entre le mois actuel et le même mois de l'année précédente. Une moyenne à 12 mois compare la moyenne de l'IPCH des 12 derniers mois avec la moyenne des 12 mois précédents. Une variation mensuelle compare les niveaux de prix des deux derniers mois.

[4] L'impact sur l'inflation indique la variation de l'inflation quand on intègre le sous-indice dans l'IPCH. L'impact tient non seulement compte du poids du sous-indice, mais aussi du fait que l'inflation du sous-indice soit supérieure ou inférieure à celle de l'ensemble des dépenses (IPCH global).


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