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WORKAHOLISME: ce mal qui nous ronge a ses remèdes

Que nous soyons encore en vacances ou déjà de retour, une même question se pose : et si cette année 2026-2027 était vraiment celle d'une cure de désintoxication workaholic ? Le dossier qui ne se referme jamais, l'e-mail lu à minuit « juste pour voir » : et si c'était plus qu'une simple surcharge ?

Le WORKAHOLISME s'installe sans bruit dans nos cabinets, jusqu'à confondre disponibilité et valeur, aussi voici trois pistes concrètes, pour apprendre à fermer le dossier.

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Chères consœurs, chers confrères,

Que nous soyons encore allongé·e·s au bord d'une piscine ou déjà de retour derrière notre bureau, la rentrée qui approche nous pose à toutes et tous la même question : allons-nous, cette année, décider enfin de suivre une véritable cure de désintoxication workaholic ? Non pas des dossiers eux-mêmes, mais de la manière dont nous les laissons nous envahir.

Nous connaissons cette situation. Le dossier qui ne se referme jamais. L'e-mail lu à minuit, « juste pour voir ». La valise professionnelle qui nous suit jusqu'au bord de la piscine, l'été.

Dans nos cabinets à taille humaine, nous portons souvent tout : la technique, la relation client, la gestion d'équipe, les échéances qui s'empilent. Et nous avons appris, parfois trop bien, à confondre disponibilité et valeur, présence et compétence.

Le workaholisme ne s'annonce pas. Il s'installe à pas feutrés, dans nos agendas surchargés, dans nos « je m'en occupe » prononcés par réflexe plutôt que par choix. Il se cache derrière une productivité qu'on applaudit, ou au contraire derrière une fatigue qui nous fait tourner en rond sans avancer. Le corps encaisse : sommeil fragile, tensions, isolement. Le cœur aussi, discrètement.

Nous le savons : notre métier exige rigueur et engagement. Mais l'engagement n'a jamais dû rimer avec épuisement. Une passion qui dévore n'est plus une passion, c'est une prison dorée.

Alors, que pouvons-nous faire, ensemble ?

  • D'abord, regarder la réalité en face, sans honte. Se poser la question, simplement : ai-je encore une vie en dehors des chiffres et de la fiscalité ?
  • Ensuite, oser déléguer. Nos collaboratrices et collaborateurs ne sont pas des extensions de nous-mêmes, chargé·e·s de reproduire nos gestes à l'identique : elles et ils sont des partenaires de confiance, avec leur propre façon de faire.
  • Enfin, parler entre consœurs, entre confrères, sans jugement. Nos échanges informels valent parfois plus qu'une consultation. Ils rappellent que nous ne sommes jamais seul.e.s face à la charge.

Car un cabinet ne se mesure pas à ses heures travaillées, mais à la qualité de ce qu'il produit, et à la santé de celles et ceux qui le font vivre.

Prenons soin de nous. Prenons soin des nôtres. C'est aussi cela, notre métier : savoir, parfois, fermer le dossier et rentrer chez soi.

En toute confraternité,

Guy K

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