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À la recherche de 90 milliards ?

Après les vacances, le travail budgétaire va (enfin) véritablement commencer. Dans les prochaines semaines, le gouvernement fédéral cherchera 10 milliards d’euros. Les premières indications, avec plusieurs partis de la coalition gouvernementale qui ont d’emblée répété leurs lignes rouges (incompatibles), ne sont guère rassurantes. Pourtant, ces 10 milliards constituent l’effort budgétaire minimum absolu.

À plus long terme, nous sommes confrontés à un problème de financement pouvant atteindre 90 milliards d’euros. Cette prise de conscience ne semble toujours pas suffisamment ancrée.

Des factures de plusieurs milliards

Sans mesures correctrices, nous nous dirigeons vers un déficit budgétaire cumulé de 6 % du PIB à la fin de cette législature, soit nettement plus que le niveau auquel ce gouvernement a commencé (4,4 % en 2024). Un effort de 10 milliards nous rapprocherait à nouveau de ce point de départ. Pour ramener le déficit à 3 % du PIB, la limite maximale fixée par la Commission européenne, un effort de 20 milliards serait nécessaire.

Mais il ne s’agit pas uniquement du déficit actuel. Au cours des prochaines années, de nombreuses factures supplémentaires vont également se présenter. La réforme des pensions menée par ce gouvernement réduit certes la facture future des pensions, mais d’ici 2050, près de 5 milliards supplémentaires (en euros d’aujourd’hui) devront encore être consacrés chaque année aux pensions. La plus grande partie de la facture du vieillissement se situera, dans les prochaines années, dans les soins de santé. D’ici 2050, il s’agira de 11 milliards de dépenses de soins supplémentaires. Si nous voulons atteindre, pour la défense, l’objectif de l’OTAN de 3,5 % du PIB, cela impliquera environ 10 milliards de dépenses supplémentaires. Et si nous voulons enfin rattraper le retard pris par rapport au reste de l’Europe en matière d’investissements publics, notamment pour la transition durable ou les investissements dans l’intelligence artificielle, près de 7 milliards d’investissements annuels supplémentaires seront nécessaires.

De loin, la facture supplémentaire la plus importante concerne les charges d’intérêts. En raison de la normalisation des taux d’intérêt du marché au cours des dernières années, celles-ci augmenteront de toute façon dans les années à venir. Même dans un scénario relativement optimiste concernant les taux du marché, les charges d’intérêts annuelles augmenteront de plus de 20 milliards d’ici 2050 (également en euros d’aujourd’hui). Si les taux du marché devaient être plus élevés, la facture d’intérêts serait évidemment encore plus lourde.

Crise budgétaire

Il est difficile de répondre à la question de savoir combien de temps nous pourrons maintenir la situation actuelle, caractérisée par un déficit insoutenable et une dette publique croissante. Ainsi, l’ancien chef économiste du FMI, Olivier Blanchard, répondait encore récemment, à la question de savoir quand la France entrerait dans une crise budgétaire (la France se trouve dans une situation budgétaire comparable à celle de la Belgique), qu’il ne le savait pas. Mais même s’il est impossible de prévoir le moment où une telle crise surviendra, le risque d’une crise budgétaire, au cours de laquelle les taux d’intérêt du marché augmenteraient rapidement, s’accroît.

Plus le déficit budgétaire est élevé, plus la dette publique augmente, plus la croissance est faible et plus la situation politique est instable, plus le risque d’une telle crise est important. Aujourd’hui, la Belgique se trouve dans la zone dangereuse pour la plupart de ces indicateurs. Ce serait certainement le cas si le gouvernement fédéral venait à rencontrer des difficultés dans le cadre de ces discussions budgétaires.

Un effort de 10 milliards constitue le minimum absolu

L’effort prévu de 10 milliards ne constitue de toute façon qu’un début. Des efforts bien plus importants seront encore nécessaires, de la part de ce gouvernement comme du prochain. Soit nous prenons nous-mêmes les choses en main, soit nous risquons, à un moment donné, de nous retrouver dans une situation où nous n’aurons plus ce choix.

🇫🇷 Version française (mention légale – traduction par IA)

Afin de faciliter l’accès au contenu de cet article, une version traduite a été mise à disposition au moyen d’un outil d’intelligence artificielle. La Fondation décline toute responsabilité quant à la qualité, à l’exactitude et à l’exhaustivité de cette traduction automatique, notamment en ce qui concerne l’emploi de terminologies techniques, juridiques ou fiscales spécifiques.

L'article original a été rédigé en Néerlandais. En cas de divergence d’interprétation, seule la version originale fait foi.

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