Ce signal venu de France nous interpelle directement. Parce qu'il nomme ce que beaucoup d'entre nous ressentent sans toujours être écoutés : notre profession est à un tournant. Et nos cabinets avec elle.
Autour de nous, tout bouge. L'intelligence artificielle redistribue les cartes. La facturation électronique reconfigure nos flux de travail. Les attentes de nos client.e.s évoluent -ils. Elles cherchent moins un.e technicien.ne et plus un.e partenaire de confiance. Les jeunes collaborateurs.trices qui rejoignent nos équipes portent d'autres aspirations, d'autres façons de travailler.
Soyons honnêtes entre nous.
Nos cabinets ont su s'adapter, toujours. Mais adapter n'est plus suffisant. Ce qui s'annonce n'appelle pas des ajustements à la marge cela appelle une transformation en profondeur de notre manière d'exercer, de créer de la valeur, de nous organiser, de nous positionner.
Et en Belgique, un moment important est proche : les élections à l’ITAA. Une échéance qui dépasse largement l'agenda institutionnel.
C'est une occasion précieuse, peut-être unique ,de porter collectivement une ambition : que notre institution accompagne cette transformation avec force et lucidité. Que les femmes et les hommes qui nous représenteront demain soient porteurs.euses d'une vision claire du cabinet de demain, pas seulement gardiens.nes des règles d'hier.
Ce n'est pas un procès fait au passé. C'est une exigence pour l'avenir.
Nos consœurs et confrères français ont eu le courage de placer la refondation au cœur de leur congrès national. Ils s'interrogent sur leur valeur, leurs compétences, leur environnement , sans langue de bois.
Faisons de même. Posons-nous, ensemble, les vraies questions : Quel cabinet voulons-nous être dans cinq ans ? Quelle valeur voulons-nous apporter ? Quelles compétences devons-nous développer, et lesquelles confier à d'autres ?
Le moment n'est plus à l'attente. Il est à l'action réfléchie, concertée, courageuse.
Oui, l'étincelle de cette chronique est venue de France.
Mais la flamme de la transformation, c'est à nous de l'allumer ,toutes et tous, lors de notre vote.