
Dans une précédente contribution, j’ai évoqué l’éventualité que les associés d’une société simple (dénuée de personnalité juridique) soient soumis à la future taxe de 10 % sur les plus-values sur actifs financiers, en particulier en cas de répartition (asymétrique) des actifs entre les associés (lors de la dissolution ou de sortie d’un associé).
Cette taxe pourrait par exemple être due lorsque les associés reprennent (en pleine propriété, à 100 %) des actions qu’ils ont apportées à la société simple. Vu l’absence de step up lors de l’apport, l’addition fiscale pourrait être salée.
À noter qu’un scénario similaire (pouvant à juste titre être perçu comme injuste) est susceptible de se produire en cas de répartition d’actions en nature, à l’occasion de la liquidation d’une société dotée de la personnalité juridique.
Extrait de la contribution publiée en 2017 dans la collection CUP (Commission Université-Palais) avec Damien Nicolas (intitulée « Quand le législateur s’attaque aux plus-values internes… », in Le droit fiscal en 2017, pp. 81 à 130) :
> Valeur d’acquisition de X chez chacun des associés : 20.000 EUR.
> En cas de liquidation de la holding peu de temps après l’apport (mésentente entre les associés), ils se voient attribuer les actions de X en nature.
Voilà une belle illustration des effets parfois injustes des dispositifs « mécaniques », ayant à vocation à s’appliquer de manière « automatique ».