Au premier trimestre 2022, près de 68.000 contrats de crédit hypothécaire ont été conclus pour un montant total de plus de 11 milliards EUR (hors refinancements). Ceci représente une augmentation du nombre des contrats de crédit octroyés d’environ 4,5% par rapport au premier trimestre de l’an dernier. Le montant des crédits octroyés est quant à lui supérieur d’un peu plus de 17% à celui de la même période de 2021. Le nombre de demandes de crédit a connu au premier trimestre 2022 une diminution d’environ 8,5%, hors refinancements, par rapport au premier trimestre de 2021. Le montant de crédit correspondant durant ce premier trimestre 2022 a également enregistré une diminution, d’environ 4%. C’est ce qui ressort des statistiques relatives au crédit hypothécaire publiées ce jour par l’Union professionnelle du Crédit (UPC).
Après une année 2021 déjà très forte, l’octroi de crédits a une nouvelle fois atteint un pic au premier trimestre, affichant un record par rapport à tous les premiers trimestres précédents.
Les taux d'intérêt des crédits hypothécaires sont restés très attractifs au cours du dernier trimestre. Sur la base des chiffres publiés par la Banque Nationale de Belgique, ces taux oscillaient en février entre 1,43% (pour les crédits à taux fixe ou à taux variable assortis d’une période initiale de fixité du taux de plus de plus de 10 ans) et 2,16% (pour les crédits assortis d’une période initiale de fixité du taux de plus d’1 an et jusque 5 ans).
2022 a également commencé avec un premier trimestre fort", déclare Ivo Van Bulck, Secrétaire général de l'Union professionnelle du Crédit. "Jamais auparavant le secteur n’avait accordé autant de crédits hypothécaires au cours d’un premier trimestre. En ce qui concerne les demandes de crédit, nous constatons une baisse depuis plusieurs mois, ce qui pourrait indiquer une stabilisation ou une baisse future.
2022 a également commencé avec un premier trimestre fort. Jamais auparavant le secteur n’avait accordé autant de crédits hypothécaires au cours d’un premier trimestre. En ce qui concerne les demandes de crédit, nous constatons une baisse depuis plusieurs mois, ce qui pourrait indiquer une stabilisation ou une baisse future.
On trouvera ci-dessous les principaux constats pour le premier trimestre de 2022 par rapport au premier trimestre de 2021 :
[1] Garage, terrain à bâtir, …
Le nombre de demandes de crédit, hors celles relatives aux refinancements externes, a connu au premier trimestre 2022 une diminution de 8,5% par rapport au même trimestre de l’année précédente. Le montant sous-jacent des demandes de crédit a également connu une diminution de 4%.
La diminution du nombre des demandes de crédit a été observée pour presque toutes les destinations. Le nombre de demandes de crédit pour l’achat d’un logement (-2.606) a diminué de 4,3%, celui pour l’achat + rénovation d’un logement (-1.766) de 22,4%. Le nombre de demandes de crédit pour la rénovation d’un logement (-4.200, soit -16,2%) a également fortement diminué, tout comme le nombre de demandes de crédit pour d’autres destinations (-1.575, soit -20%). Le nombre de demandes de crédit pour la construction d’un logement (+42, soit +0,3%) est le seul à s’être stabilisé. Par ailleurs, au cours du premier trimestre de 2022, le nombre de demandes de refinancements externes a également connu une forte baisse, en l’occurrence de 28,5%.
Au cours du premier trimestre de 2022, le nombre de crédits octroyés, hors refinancements externes, a connu une augmentation de 4,5% par rapport au premier trimestre 2021. Le montant correspondant a augmenté de 17%.
Jamais auparavant autant de crédits hypothécaires n’avaient été accordés au cours d'un premier trimestre.
Au premier trimestre 2022, près de 68.000 nouveaux crédits ont été octroyés pour un montant total d’un peu plus de 11 milliards EUR – hors refinancements externes.
Toutefois, par rapport au premier trimestre de l'année dernière, toutes les destinations n'ont pas enregistré de hausse.
Comparativement au premier trimestre de 2021, le nombre de crédits contractés pour l’achat d’un logement (+5.334) a augmenté de 16,5%. Le nombre de crédits pour l’achat avec transformation (+207) a augmenté de 7%, tout comme le nombre de crédits de construction (+171), qui a connu une augmentation de 2%. Le nombre de crédits pour d’autresdestinations (-1.185) a connu une diminution, de 22,5%. Le nombre de contrats de crédit pour la rénovation d’un logement a également connu une diminution au premier trimestre 2022, à savoir de -10%, soit 1.641 crédits de moins qu’au premier trimestre de 2021.
Par ailleurs, au cours du premier trimestre de 2022, le nombre de refinancements externes a enregistré une diminution de 27%. Néanmoins, un peu plus de 8.000 refinancements externes ont encore été octroyés pour un montant total de presque 1,1 milliard EUR.
Le montant moyen d’un crédit pour l’achat d’un logement a connu au cours du premier trimestre 2022 une nouvelle forte augmentation pour atteindre 196.000 EUR. Il s’agit d’une augmentation d’environ 37.000 EUR (ou 23%) sur trois ans.
Le montant moyen d’un crédit de construction a continué à augmenter au premier trimestre 2022 pour atteindre 210.000 EUR. Ceci représente une augmentation d’environ 41.500 EUR (ou 24,6%) depuis début 2019.
Le montant moyen d’un crédit pour l’achat d’un logement + rénovation a de nouveau atteint, au premier trimestre, son niveau le plus élevé de presque 218.000 EUR. Ceci ne représente toutefois "qu’une" augmentation d’environ 23.000 EUR (soit 12%) depuis début 2019.
Au cours du premier trimestre 2022, plus de 9 emprunteurs sur 10 (93,5%)ont à nouveau opté pour un taux d’intérêt fixe ou un taux d’intérêt variable assorti d’une période initiale de fixité des taux de minimum 10 ans. Environ 6% des emprunteurs ont privilégié un taux d’intérêt variable assorti d’une période initiale de fixité des taux entre 3 et 10 ans. Le nombre d’emprunteurs ayant choisi un taux variable annuellement s’est élevé à peine à 0,6%.
Compte tenu des taux d’intérêt toujours très faibles (voir graphique ci-après), les consommateurs belges continuent donc de privilégier très largement la sécurité. Le nombre de personnes qui optent encore pour un taux d’intérêt variable reste très faible, surtout pour ce qui est du taux d’intérêt variable annuellement. Mais la législation protège aussi particulièrement le consommateur qui opte pour un taux d’intérêt variable. C’est ainsi que ce taux ne peut, après adaptation en fonction de l’évolution des indices de référence applicables, jamais excéder le double du taux d’intérêt initial.
Le secteur du crédit est et demeure conscient qu’une grande prudencedoit présider à l’octroi de crédit hypothécaire et qu’un octroi de crédit responsable doit demeurer le principe de base absolu. A cet égard, le secteur est donc en phase avec les autorités de contrôle : les prêteurs doivent faire preuve de toute la prudence qui s’impose afin, d’une part, d'éviter au maximum que les emprunteurs individuels ne contractent des prêts excessifs et, d’autre part, de préserver la stabilité financière.