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Des nuages sombres au-dessus de notre économie

Au printemps, la croissance économique s’est complètement arrêtée en Belgique. Avec la France et l’Autriche, notre pays figurait ainsi parmi les moins bons élèves de la classe européenne. À titre de comparaison, l’Allemagne et les Pays-Bas ont enregistré une croissance de 0,4 % au deuxième trimestre.

Selon les premières estimations (provisoires) de la Banque nationale de Belgique, notre économie a renoué avec la dynamique du reste de l’Europe durant les mois d’été. Pour le troisième trimestre, la Banque nationale table à nouveau sur une croissance de 0,3 % (ce qui constituerait la « meilleure » performance en un an et demi). Mais rien n’indique que notre économie soit réellement repartie. Au contraire, les risques de récession restent très réels pour les prochains mois.

Une énergie plus chère

Ces derniers mois, les indicateurs avancés de l’économie européenne se sont clairement améliorés. Mais ces premiers signaux positifs ont entre-temps été contrecarrés par le regain d’incertitude concernant la situation au Moyen-Orient. Au cours des derniers mois, les prix européens du pétrole et du gaz ont augmenté respectivement de 20 et 30 %. Le prix du pétrole est aujourd’hui supérieur de 80 % à celui du début de l’année. Pour le gaz, la hausse atteint 180 %. Et, pour l’instant, aucune solution rapide à la situation ne se profile. À cela s’ajoute le fait que l’Europe aborde l’hiver avec des stocks de gaz relativement faibles. Même s’il est aujourd’hui impossible de le prévoir, le risque que les prix de l’énergie grimpent encore au cours des prochains mois est donc bien réel. Il s’agit évidemment d’une mauvaise nouvelle pour notre économie, qui est en outre plus sensible aux fluctuations des prix de l’énergie que la plupart des autres pays européens, notamment en raison de l’intensité énergétique relativement élevée de notre économie.

Une inflation et des coûts salariaux plus élevés

Cette nouvelle hausse des prix de l’énergie aura évidemment aussi des répercussions sur l’inflation. Selon les prévisions du Bureau fédéral du Plan publiées début septembre, l’inflation devrait grimper autour de 5 % au moment du changement d’année, avant de refluer progressivement en 2027. Avec la hausse supplémentaire des prix de l’énergie, ce pic sera encore un peu plus élevé et le ralentissement qui suivra prendra également davantage de temps (à moins, bien entendu, que le sentiment sur les marchés de l’énergie ne s’inverse rapidement, ce qui semble peu probable à ce stade). Cette inflation plus élevée se traduira également par une augmentation plus forte des coûts salariaux, via l’indexation automatique des salaires. Cette hausse sera quelque peu atténuée par l’application de la centenindex, mais, quoi qu’il en soit, notre compétitivité par rapport aux pays voisins sera à nouveau mise sous pression (l’inflation y augmente en effet beaucoup moins rapidement).

Des taux d’intérêt plus élevés

Par ailleurs, la combinaison d’une inflation plus élevée, de l’anticipation de hausses des taux d’intérêt par les banques centrales et de la situation budgétaire difficile dans de nombreux pays (avec les États-Unis en tête) exerce une pression à la hausse sur les taux. Les taux d’intérêt à long terme en Belgique ont entre-temps atteint leur niveau le plus élevé depuis plus de dix ans, soit un point de pourcentage plein au-dessus de leur moyenne de 2025. Cette hausse se répercute également sur les taux hypothécaires, ce qui freine l’activité dans la construction et l’immobilier, ainsi que sur les différents taux appliqués aux entreprises, ce qui pèse sur leurs investissements.

Des perspectives incertaines

La combinaison de prix de l’énergie plus élevés, de coûts salariaux plus élevés et de taux d’intérêt plus élevés pèsera inévitablement sur l’activité économique au cours des prochains mois. L’ampleur de cet impact négatif dépendra de toute une série de facteurs incertains : combien de temps l’instabilité au Moyen-Orient se prolongera-t-elle, comment Trump réagira-t-il à la probabilité croissante d’une défaite lors des élections de mi-mandat, à quel point l’hiver sera-t-il froid, comment évoluera la conjoncture internationale, comment les pouvoirs publics réagiront-ils… Des surprises positives restent évidemment possibles, mais le tableau général pour les prochains mois apparaît tout de même assez sombre, et l’incertitude persistante joue un rôle important à cet égard. Jusqu’à présent, notre économie a relativement bien résisté après la pandémie de Covid, malgré une succession de chocs. La question est de savoir si cela va durer. Nous partons déjà d’une croissance économique faible, à laquelle viennent s’ajouter plusieurs chocs négatifs. Dans ce contexte, des scénarios de récession ne peuvent être exclus.

🇫🇷 Version française (mention légale – traduction par IA)

Afin de faciliter l’accès au contenu de cet article, une version traduite a été mise à disposition au moyen d’un outil d’intelligence artificielle. La Fondation décline toute responsabilité quant à la qualité, à l’exactitude et à l’exhaustivité de cette traduction automatique, notamment en ce qui concerne l’emploi de terminologies techniques, juridiques ou fiscales spécifiques.

L'article original a été rédigé en Néerlandais. En cas de divergence d’interprétation, seule la version originale fait foi.

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Publié le 11 Sep 2026 à 04:00
Lecture de 5min