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Disons le clairement: il faut un stop fiscal, à tous les niveaux de pouvoirs.

​D'après le rapport annuel "Les impôts sur les salaires 2026", publié récemment par l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), la Belgique reste le pays où les impôts et les cotisations sociales pèsent le plus parmi les États membres de l'organisation internationale. Comme le soulignait récemment et à juste titre Philippe Galloy dans l’Echo, notre pays a la particularité d'avoir le taux moyen d'imposition des personnes physiques le plus élevé de l'OCDE.

Malgré cette pression fiscale énorme, notre pays accuse le déficit public le plus élevé de la zone euro et une dette publique qui s’envole.

Après Fitch en juin et Moody’s récemment, l’on s’attend aussi à ce que Standard & Poor’s abaisse à son tour sa note, ce qui se traduira inévitablement par une hausse des intérêts de la dette publique.

Pour sortir de ce cercle infernal, certains rêvent encore d’augmenter les impôts, en créant notamment un impôt sur la fortune. C’est oublier que l’impôt sur la fortune existe déjà en Belgique, même s’il n’en porte pas le nom : le très mal nommé précompte immobilier est un impôt sur la fortune immobilière, la taxe sur les comptes-titres est un impôt sur la fortune mobilière, les droits de succession sont un impôt sur la fortune perçu à chaque passage de génération, etc.

Disons le clairement : il faut un stop fiscal, à tous les niveaux de pouvoirs. Toute nouvelle taxe engendre en effet des effets contre-productifs sur l’activité économique. Enfin et surtout, le nécessaire consentement des citoyens à l’impôt s’étiole complètement. Ceux qui, dans ce contexte et par opportunisme politique, soutiennent que si leurs électeurs en paient trop, ce serait parce que d’autres n’en payent pas assez sont dangereux car ils polarisent la société, détruisent la solidarité et font le jeu des extrêmes qu’ils prétendent par ailleurs combattre. La réalité est que tout le monde paie déjà beaucoup trop d'impôts pour des services publics de qualité moyenne, voire médiocre.

La seule solution est donc de réduire le train de vie de l'Etat, de s‘attaquer vigoureusement et sans tabous aux dépenses, de redéfinir les priorités de l’action publique, de rationnaliser les institutions et de mieux cibler les aides de toute sorte pour qu’elles bénéficient à ceux qui en ont réellement besoin, au lieu de servir à fidéliser une clientèle électorale. L'heure n'est plus aux demi-mesures et aux petits jeux politiques. Dans la situation budgétaire qui est la nôtre, chaque euro d’argent public compte et doit dorénavant être utilisé de manière la plus efficiente. ​

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