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Et si votre bureau devenait une terrasse à Lisbonne, un café à Tokyo ou une plage à Bali ?

Les vacances donnent parfois envie qu'elles ne s'arrêtent jamais.

​Le mode de vie de digital nomad séduit de plus en plus de Belges. Mais avant de réserver un aller simple, une question mérite d'être posée : où serez-vous réellement imposable ?

Derrière cette liberté se cache une réalité fiscale que beaucoup découvrent trop tard : tant que vous demeurez résident fiscal belge, vous restez en principe imposable en Belgique sur l'ensemble de vos revenus mondiaux, sous réserve de l'application des conventions préventives de double imposition.

La Belgique ne reconnaît pas de statut fiscal particulier pour les « digital nomads ». Ce sont donc les règles classiques de la résidence fiscale qui s'appliquent, combinées aux conventions préventives de double imposition (CPDI) conclues par la Belgique avec près de 90 États.

La résidence fiscale ne dépend pas uniquement du nombre de jours passés à l'étranger. L'administration apprécie un ensemble d'éléments : votre domicile, votre inscription au registre de la population, le siège de votre fortune, mais aussi le centre de vos intérêts personnels et économiques.

Famille, patrimoine, comptes bancaires, vie sociale… autant d'éléments susceptibles de démontrer que votre centre de vie reste en Belgique, même si vous passez une grande partie de l'année à l'étranger.

À l'inverse, certains États peuvent également vous considérer comme résident fiscal sur la base de leur propre législation, notamment en fonction de votre durée de séjour ou de vos liens avec le pays.

Et attention au fameux seuil des 183 jours : il ne s'agit pas d'une règle universelle permettant, à elle seule, de déterminer votre résidence fiscale. Plusieurs pays proposent aujourd'hui un visa « digital nomad » mais l'obtention d'un tel visa règle principalement une question de séjour. Elle ne détermine pas automatiquement votre résidence fiscale.

En pratique, avant de transformer votre vie professionnelle en tour du monde, il faut donc analyser votre situation au regard des règles belges, de la législation du ou des pays concernés et, le cas échéant, de la convention fiscale applicable.

Le nomadisme digital fait rêver. Mais en matière fiscale, changer de décor ne suffit pas nécessairement à changer de résidence fiscale.

Vous avez un projet de départ à l'étranger ou vous vous interrogez sur votre résidence fiscale ?

Parlons-en. De préférence dans mon bureau… mais je peux aussi me déplacer sur une terrasse à Rome, une plage à Bali ou au pied des Dolomites. À des fins strictement professionnelles, bien entendu.!

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