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Fiscalité belge: ce N’est PAS l’avenir qui s’éclaire, ce sont LES IMPOTS !

​Je n’ai jamais cru une seule seconde qu’il était possible de baisser les impôts en Belgique . Malgré les promesses électorales annonçant des centaines d’euros par mois en plus pour tous les Belges, AUCUN économiste sérieux, même balbutiant, ne pouvait y croire, sauf à pénétrer dans l’antimatière de l’arithmétique budgétaire, dont personne n’est jamais ressorti.

Pourquoi ?

Parce qu’un pays à faible croissance, à dette publique très élevée et à déficit budgétaire parmi les plus préoccupants d’Europe ne peut pas réduire ses déficits par incantation. Il faut soit diminuer les dépenses, soit augmenter les recettes. En vérité, souvent les deux. Et d'ailleurs, les impôts ont déjà augmenté. Le Bureau fédéral du Plan l’avait montré en 2024, lors du chiffrage des programmes électoraux. Son rôle n’était pas de juger les partis, mais de fournir des chiffres objectifs. Or, dans le cas du MR, les mesures prioritaires chiffrées dégradaient le solde de financement des administrations publiques jusqu’à environ 2 % du PIB à l’horizon 2029. Autrement dit, les promesses de baisses fiscales n’étaient pas financées. Elles relevaient davantage de l’illusion électorale que de la gestion publique.

Aujourd’hui, les promesses sont rattrapées par la patrouille de la vérité.

Le même Bureau fédéral du Plan remet désormais au gouvernement un inventaire de plus de 250 pistes pour redresser les finances publiques. Il chiffre. Et ce chiffrage révèle l’essentiel : les mesures qui rapportent le plus sont celles qui touchent le plus largement.La globalisation des revenus pourrait rapporter jusqu’à 11,3 milliards d’euros. Une taxe sur le patrimoine net, jusqu’à 7,5 milliards d'euros. La suppression de certaines niches fiscales, comme les voitures de société, les cartes carburant, les chèques-repas ou les écochèques, pourrait générer jusqu’à 5,5 milliards d’euros de recettes. Le freinage de la croissance des soins de santé pourrait représenter jusqu’à 4,5 milliards. Une hausse de la TVA procurerait un rendement immédiat, mais beaucoup plus faible après les effets d’indexation. Les cotisations sociales sur les rémunérations alternatives, la suppression de l’exonération fiscale pour enfants à charge, la réduction de certains subsides aux entreprises ou aux carburants fossiles complètent cet inventaire.

Voilà donc la vérité budgétaire : les rendements fiscaux sont au cœur de notre modèle social, salarial, familial et patrimonial.

On peut évidemment discuter de chaque mesure. Mais il faut au moins avoir l’honnêteté de dire qu'il n’existe pas de redressement budgétaire indolore.Si c’est pour faire des ajustements budgétaires, autant le faire avec des gens sérieux et de manière transparente, car l’obscurité entretenue par la particratie est un déni de démocratie.

Et l’on verra très bientôt que la politique, la vraie, n’est pas celle des bouffonneries médiatiques, mais celle qui engage nos descendants.​




Politique et économieF.F.F.Plus de 250 mesures pour contribuer aux discussions budgétaires ...

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