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Période fiscale: pensons à anticiper !

Nous le savons toutes et tous : chaque année, nous jurons que « cette fois, la période fiscale sera différente »… et chaque année, nous nous retrouvons, en mai, à courir après les dossiers, les signatures et les délais. Nous ne manquons ni de bonne volonté ni de compétence. Ce qui nous manque, c’est du temps… organisé.


La période fiscale ne commence pas en janvier. Elle commence le jour où nous décidons ensemble de la préparer.

Pour nos cabinets à taille humaine, de proximité, cette décision fait toute la différence : entre une saison subie, épuisante, et une saison exigeante, certes, mais maîtrisée, plus respectueuse de nos collaborateur·trice·s et de nos client·e·s.

Nous connaissons le scénario par cœur. Des équipes déjà sollicitées, des logiciels qui ralentissent quand il ne faut pas, des client·e·s qui « n’ont pas encore eu le temps », des e-mails urgents envoyés le vendredi soir. Ajoutons à cela les échéances IPP, ISoc, TVA, les comptes annuels, les versements anticipés, les réformes qui s’empilent. Nous ne maîtrisons pas le calendrier légal. Mais nous pouvons mieux maîtriser notre propre agenda.

Concrètement, cela signifie quoi pour nous, en 2026, revenus 2025 ?

D’abord, accepter que la « haute saison » se joue de janvier à mi-juillet, avec un second pic pour les sociétés jusqu’à l’automne. Ensuite, oser avancer le travail là où c’est possible : préclôtures ciblées sur les dossiers sensibles, revue des comptes courants, circularisations, nettoyage des comptes transitoires, mise à jour des données client·e·s avant le tsunami de documents.

- Préparer, c’est d’abord structurer notre manière de travailler ensemble, pour traverser la période fiscale sans nous épuiser. Prendre une heure avec nos équipes pour fixer, ensemble, un rétroplanning clair, des jalons réalistes, des règles simples : ce que nous faisons avant mars, ce que nous refusons de faire dans l’urgence, ce que nous considérons comme non significatif. Parler de charge mentale autant que de charge de travail. Dire aux collaboratrices et collaborateurs que leur santé compte autant que la dernière déclaration rentrée à 23h58.

- Et puis, avoir le courage de nommer nos client·e·s « chronophages ». Celles et ceux qui livrent toujours en retard, qui confondent urgence et improvisation. Les identifier, les rencontrer, leur expliquer sans agressivité mais avec fermeté que notre métier n’est pas de réparer l’absence d’organisation des autres. Parfois, décider de ne plus accepter qu’un dossier mette en péril l’équilibre de tout le cabinet.

- Enfin, n’oublions pas que la période fiscale est aussi une formidable vitrine de notre valeur ajoutée. C’est le moment où nos client·e·s nous voient à l’œuvre, dans la complexité, dans la pression, dans le conseil. Une saison préparée, fluide, est un message fort : nous sommes des professionnelles et professionnels de confiance, structurés, fiables, capables de tenir le cap dans la tempête.

Alors oui, nous ne changerons pas le SPF Finances. Nous ne changerons pas la météo des délais. Mais nous pouvons changer notre manière de naviguer ensemble.

Et si, cette année, notre vraie résolution était de faire de la période fiscale non plus une fatalité, mais une épreuve collective que nous choisissons de traverser autrement ?

Guy K

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