
Faire du droit, ce n’est pas passer sa vie à chercher de la jurisprudence ou de la doctrine. C’est une étape préalable et nécessaire mais qui n’est qu’une partie du travail.
Il faut aussi produire une argumentation ou une analyse, vérifier la pertinence des arguments évoqués. Par ailleurs, que ce soit une procédure contentieuse ou un conseil juridique (éclairé), la recherche de jurisprudence ou de doctrine n’est pas pertinente dans tous les cas. Parfois, il faut “simplement” analyser les faits et les confronter à la loi. Il faut connaître la loi pour savoir ce qui peut être fait ou pas.
Aujourd’hui, beaucoup d’avocats cherchent l’outil miracle qui va tout faire. La vérité ? L’outil le plus puissant, vous l’avez déjà : c’est votre logique juridique.
Créer un agent IA capable de détecter un vice de procédure dans une assignation, ce n’est pas de la magie informatique. C’est de l’ingénierie juridique.
L’avocat dispose de cet algorithme mental : « Si la date X dépasse le délai Y, alors nullité ». Le problème, c’est que les outils actuels “sur étagère” ne sont pas câblés pour votre raisonnement. Ils sont câblés pour leur contenu.
Plutôt que d’empiler des licences coûteuses qui promettent la lune :
Revenez aux fondamentaux : Commencez avec des outils généralistes et accessibles pour comprendre la mécanique et le fonctionnement de l’IA.
Testez la logique : Essayez de faire accomplir à l’IA une tâche simple de vérification procédurale (et non de recherche).
Apprivoisez la bête : C’est en comprenant les forces (rapidité d’analyse) et les faiblesses (hallucinations) de la technologie que vous pourrez construire, petit à petit, l’agent sur-mesure qui vous fera vraiment gagner du temps.
Je pense que l’avenir n’est pas à l’IA qui “sait tout” mais à l’IA qui “fait” comme vous lui avez appris à faire.