
La première porte sur l’attractivité future de la profession comptable
La seconde propose neuf pistes pour préparer l’enseignement comptable de demain.
Leur message est clair : notre métier a changé ; sa formation et son image doivent évoluer avec lui.
Trop souvent encore, la comptabilité est perçue comme une activité répétitive, exclusivement consacrée aux chiffres et aux obligations administratives. Or, l’automatisation, la facturation électronique et l’intelligence artificielle absorbent une part croissante des tâches routinières. La valeur de l’expert-comptable se déplace vers l’analyse, le jugement, l’anticipation et le conseil.
L’IFAC invite dès lors à moderniser ce qui est enseigné. Les futurs professionnels doivent comprendre et superviser l’IA et l’automatisation ; savoir interpréter les données financières pour accompagner les décisions ; maîtriser les enjeux de conformité, de cybersécurité et de protection des données ; s’initier au reporting de durabilité et aux critères ESG. Mais ils doivent tout autant développer les compétences relationnelles : communication, pédagogie financière, écoute, empathie et qualité du dialogue avec le client.
Car un bilan ne parle jamais seul. Derrière une trésorerie tendue, une marge qui diminue ou un investissement reporté, il y a un dirigeant, des équipes, une famille, un projet et parfois une inquiétude. Le professionnel de demain devra donc savoir lire les chiffres, mais aussi écouter ce qu’ils révèlent. L’empathie ne diminue en rien la rigueur : elle permet de donner un conseil mieux compris, plus juste et plus utile.
L’IFAC propose aussi de transformer la manière d’enseigner : davantage de cas réels, de projets immersifs, de données d’entreprise, de raisonnement critique et de collaboration avec des praticiens de terrain. Les supports doivent être diversifiés, ateliers, numérique, e-learning et accompagnement individualisé , afin de mieux respecter les rythmes et les modes d’apprentissage.