
Nous avons certes connu des difficultés, nombreuses, mais nous avons aussi surfé sur la vague du néolibéralisme. Nous, comme nos parents, avons contribué à détruire la Terre.
Et comme si cela ne suffisait pas, nous entraînons — certes de manière indirecte et involontaire — nos descendants vers un contexte de guerre qui conduira inévitablement, à un moment, au rétablissement du service militaire, alors que nos gouvernants ne créent aucune adhésion à un patriotisme, c’est-à-dire à un projet de société, parce qu’il n’y en a aucun.
Mais ce n’est pas tout : ces mêmes gouvernants détruisent soigneusement le modèle social. Comment convaincre des jeunes d’y croire et d’y contribuer alors qu’ils ne seront concernés que dans 40 ans et qu’il n’en restera rien ?
Elle entre en rupture et certains en désertion/sédition.
Cette jeunesse devient individualiste car elle ne croit plus ce que les aînés lui racontent.
Et pour finir cette courte note, je me remémore les paroles de Maxime Le Forestier dans Les jours meilleurs : "J'entends grossir les ventres et fumer les cigares, ça fait la différence entre ancien adolescent et futur vieillard. J'entends grossir les flingues et fumer les mémoires, pendant qu'une bande de dingues, au fond d'leurs idées, peuvent arrêter l'histoire."