
Chères consœurs, chers confrères,
Les vacances sont là. Certain·es d'entre nous ont déjà fermé le cabinet. D'autres comptent les jours. Et si, cette année, nous nous offrions autre chose qu'un simple repos ? Et si nous nous offrions le temps de rêver ?
Julien Vidal, dans son dernier livre À quoi rêvons-nous ? nous pose une question qui nous concerne, nous, dirigeantes et dirigeants de cabinets à taille humaine. Il rappelle une vérité simple, presque oubliée : nous n'avons jamais aussi peu travaillé dans l'histoire de l'humanité, et pourtant, nous n'avons jamais eu si peu l'impression d'avoir du temps. Nos agendas débordent. Nos boîtes mail nous harcèlent. Nos écrans grignotent nos silences.
Or, c'est justement dans ces silences que germent nos rêves. Pas les rêves d'expansion à tout prix, pas les rêves de plus de dossiers, de plus de clients. Non : les rêves de sens. Ceux qui nous ont poussé·es, un jour, à choisir ce métier de confiance, d'accompagnement, de lien humain avec nos entrepreneurs et entrepreneuses.
Nos vacances pourraient être bien plus qu'une parenthèse. Elles pourraient devenir un espace pour nous demander, chacun·e à notre échelle : vers quel cabinet voulons-nous aller ? Vers quelle relation à nos collaboratrices et collaborateurs ? Vers quel équilibre entre notre exigence professionnelle et notre vie tout court ?
Nous n'avons pas besoin de tout révolutionner. Juste de reprendre la main, un peu, sur notre temps. De sortir, l'espace de quelques jours, du pilote automatique. De laisser l'ennui faire son travail, ce travail discret et fertile que nos semaines chargées ne permettent jamais.
Alors, cet été, offrons-nous ce livre, ou simplement cette question qu'il porte. Pas pour tout changer d'un coup. Mais pour revenir, à la rentrée, avec une intention plus claire, un cœur plus léger, et peut-être, un rêve à partager avec nos consœurs et confrères.
Belles vacances à toutes et à tous. Et bon voyage intérieur.
Guy K