Dossier d'information sur la fraude en ligne : don't be fooled by a 'phish'

En 2022, les cybercriminels ont envoyé un très grand nombre de messages de phishing, en se faisant passer pour des organisations de confiance, telles que des banques, des entreprises d’utilité publique et des services publics. Quels que soient l’âge, le niveau de formation, la langue… tout le monde est dans le collimateur des cybercriminels, et, malheureusement aussi, les jeunes. Une vigilance constante reste donc de mise. Comment la fraude en ligne évolue-t-elle et quelles en sont les formes de fraude les plus courantes ? Le « phishing et les « mules financières » sont-ils suffisamment connus ? Sur quels aspects le secteur se concentre-t-il ? Febelfin a commandé une autre enquête au bureau d’études IndiVille.

Quelques observations tirées du dossier d'information :

  • Plus de messages de phishing en 2022, c’est plus de butin. En 2022, un total de 39,8 millions d'euros a été dérobé par le biais du phishing, ce qui représente une hausse par rapport à l'année précédente (2021 : 25 millions d'euros). Les criminels ont habilement profité de la crise énergétique pour faire encore davantage de victimes.
  • En 2022, la part des formes de fraude dans lesquelles le/la client-e a lui/elle-même initié le virement (p. ex. fraude au compte à sécurité renforcée, fraude à la demande d'aide, etc.) est restée stable, nous n'avons pas noté d'augmentation ou de diminution particulière à ce niveau. Nous constatons toutefois que les Belges ne sont pas encore suffisamment au courant de ces formes de fraude.
  • Une surveillance intensive et des projets innovants contribuent à lutter contre cette fraude : environ 75 % de tous les virements frauduleux dus au phishing ont été détectés et bloqués ou récupérés.
  • Nous partageons moins d'informations financières et agissons davantage. En 2023, 10 % des personnes interrogées ont partagé des informations financières au sujet desquelles elles se sont ensuite senties mal à l'aise. 88 % d’entre elles ont alors entrepris l’une ou l’autre démarche de vérification.
  • 9 Belges sur 10 ne partageraient en aucun cas leurs codes avec leur banque. Bien que l'on constate une amélioration des chiffres, trop de jeunes transmettraient cependant encore leur code bancaire si leur banque le leur demandait.
  • Les jeunes, en particulier, ne savent pas ce qu'est le « phishing ». 8 % des Belges n'en ont encore jamais entendu parler, et ce sont plus spécifiquement les jeunes qui ne sont pas assez familiers du terme (23 %).
  • Dans les cas où nous nous laissons piéger, nous ne savons pas suffisamment comment réagir. Ainsi, 62 % seulement des Belges victimes de phishing savaient quelles démarches entreprendre.
  • La problématique des mules financières demeure importante. 17 % des jeunes prêteraient leur carte bancaire et leur code PIN.
  • Aperçu de toutes les initiatives nouvelles et existantes du secteur bancaire en matière de lutte contre la fraude.

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Source : Febelfin

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