• FR
  • NL
  • EN

Le patrimoine financier des ménages belges a augmenté en 2025

Le patrimoine financier des ménages belges s’est accru de 58,7 milliards d’euros en 2025, dont18,7 milliards d’euros proviennent d’investissements et 40 milliards d’euros résultent d’effets de valorisation.

Au cours du dernier trimestre, ce patrimoine financier a grimpé de 26,5 milliards d’euros, pour s’établir à 1 337,6 milliards d’euros au 31 décembre 2025.

L’année 2025

Le patrimoine financier correspond à la somme des actifs financiers des ménages belges, diminuée de leurs engagements financiers. Les actifs financiers des ménages belges ont progressé de 4,4 % en 2025, tandis que leurs dettes financières se sont creusées de 3,7 %. En conséquence, le patrimoine financier a enflé de 58,7 milliards d’euros, soit 4,6 %, pour atteindre un nouveau pic de 1 337,6 milliards d’euros.



Le dernier trimestre de 2025

Signant une hausse de 2 %, le quatrième trimestre de 2025 a largement contribué à la progression du patrimoine financier. Ce dernier a crû de 26,5 milliards d’euros, dont 10,6 milliards d’euros sont issus de transactions nettes et 15,9 milliards d’euros proviennent d’effets de valorisation. Les actifs financiers des ménages belges se sont sensiblement appréciés au dernier trimestre de 2025, gagnant 29 milliards d’euros, pour ressortir à 1 708,1 milliards d’euros.

Les ménages ont investi 13,1 milliards d’euros supplémentaires et les gains de valeur sur le portefeuille se sont montés à 15,9 milliards d’euros.Ils ont considérablement accru leurs dépôts sur les comptes d’épargne (6,1 milliards d’euros) et, dans une moindre mesure, sur les comptes courants (0,7 milliard d’euros). Des investissements supplémentaires ont également été réalisés dans des fonds d’investissement et des titres de créance, à hauteur respectivement de7,9 et 2,2 milliards d’euros. Les comptes à terme et les actions de sociétés cotées ont fait l’objet de ventes (respectivement -1,5 et -4,4 milliards d’euros).

Les cessions d’actions cotées peuvent s’expliquer par la mise en place annoncée de l’impôt sur les plus-values à partir de 2026. Les investisseurs semblent donc chercher à diversifier davantage leur portefeuille, notamment par la voie de placements dans des fonds d’investissement et des titres de créance.

Le dernier trimestre de l’année marque traditionnellement une amélioration de la situation financière des ménages, notamment grâce au versement de la prime de fin d’année. En 2025, cette tendance peut avoir été renforcée par l’anticipation de l’augmentation du précompte mobilier sur les dividendes relevant de la mesureVVPR-bis1 en 2026.

Afin de prendre les devants sur cette hausse d’impôt, les entreprises ont versé à la fin de2025 davantage de dividendes à leurs actionnaires, qui ont de ce fait disposé de plus de liquidités à investir.Les effets de valorisation ont été positifs au dernier trimestre de 2025, s’élevant à 15,9 milliards d’euros pour l’ensemble des instruments de placement. Les hausses de valeur les plus vives ont été enregistrées aux niveaux des parts de fonds d’investissement (6,8 milliards d’euros) et des actions de sociétés cotées (4,9 milliards d’euros).Les engagements financiers des particuliers ont progressé de 2,5 milliards d’euros pour atteindre un encours de 370,4 milliards d’euros à la fin de 2025, portés surtout par l’accroissement des crédits hypothécaires (2,8 milliards d’euros).


Source : CP BNP, 10 avril 2026

Mots clés

Articles recommandés