
La CSC calcule l’augmentation moyenne des impôts à 4 000 € par famille, ce qui est probablement un chiffre médian crédible, de manière intuitive.
Mais ce n’est pas fini : les (fausses) promesses de baisses d’impôts conduisent à de (vraies) augmentations d’impôts communaux, sous forme d’additionnels communaux et de hausses de précomptes immobiliers.
On ne le voit pas encore, mais ce sera visible à l’été pour le précompte immobilier, et lors de l’enrôlement des revenus 2025, à l’hiver.
Alors ? On se rendra compte que la charge fiscale augmente sans aucun service additionnel pour les personnes physiques , et même avec une baisse de la qualité, puisque tant de fonctions, comme la justice et l’enseignement, sont désargentées.
Et attention : si la région bruxelloise augmente les impôts, un point de sédition sera atteint.
Car honnêtement, il faut un consentement à l’impôt qui doit être commutatif : on paie des impôts pour recevoir un service collectif.
En fait, ce gouvernement fédéral , qui érige la réduction du déficit budgétaire en totem viril, m’attriste immensément car je crois en l’État : repenser la fiscalité et la parafiscalité, calmement, en profondeur, avec l’aide de nombreux corps constitués et de renforts académiques, pour vraiment faire émerger une nouvelle Belgique, étonnante, inattendue, compréhensible, et surtout qui crée l’adhésion populaire.
C’est dommage : la Belgique est un pays d’une intelligence collective, mal alignée, extraordinaire. J’y ai toujours cru, j’y crois toujours.