
Pour les non-spécialistes, le Montant B vise à remplacer, dans certains cas, les analyses classiques de prix de transfert — souvent lourdes et coûteuses — par une méthodologie standardisée.
L’objectif est clair :
simplifier le traitement des activités dites “routinières”, telles que :
La circulaire 2026/C/45 ne consacre pas le montant B comme une règle générale de droit fiscal belge.
Au contraire, elle adopte une approche ciblée : la Belgique accepte, sous conditions, les résultats du montant B appliqués à l’étranger, essentiellement pour éviter des situations de double imposition.
Cette acceptation est toutefois conditionnée à plusieurs critères cumulatifs :
La circulaire est particulièrement claire sur un point essentiel : le Montant B ne s’applique pas aux transactions intragroupe réalisées en Belgique.
Autrement dit, pour les opérations domestiques :
Deux précisions techniques méritent d’être soulignées :
La notion même de simplification mérite d’être nuancée.
En pratique, le Montant B ne produit ses effets que si plusieurs conditions sont réunies :
La simplification ne dispense donc pas d’une analyse préalable rigoureuse.
La circulaire 2026/C/45 ne révolutionne pas la pratique des prix de transfert en Belgique.
Elle apporte néanmoins un élément essentiel : de la clarté sur la position belge dans un environnement international en mutation.
Et en matière de prix de transfert, cette clarté constitue déjà, en soi, une forme de sécurité juridique.
Cette publication est une reproduction voire une traduction libre en français d'une publication que l'auteur a effectué sur les réseaux sociaux, sans intervention de ce dernier, mais avec son accord.