
Depuis ? Silence total. Aucun gouvernement, de quelque couleur qu'il soit, n'a eu le courage de rouvrir ce dossier. Trop risqué électoralement.
Résultat : on ne réforme pas, on rattrape en douce.
→ Le fédéral indexe (+2,5 % en 2026)
→ Les Régions fixent leur taux
→ 86 communes sur 565 ont relevé leurs centimes additionnels cette année, contre 16 l'an dernier
Personne n'a voté de "hausse d'impôt". Chacun a juste fait sa part. Et la facture grimpe de + 20 % en un an pour certains propriétaires.
Pendant ce temps, la loi interdit formellement au propriétaire de répercuter ce précompte sur son locataire non professionnel. Il encaisse, seul, sans recours possible.
Cerise sur le gâteau : depuis le 30 décembre 2025, la déduction des intérêts d'emprunt pour un bien locatif ou une résidence secondaire est purement supprimée. Sans transition. Même sur les crédits déjà en cours.
Motif invoqué : la "situation budgétaire extrêmement difficile" de l'État. Traduction : on prend l'argent là où il est facile à prendre.
Le résultat n'est pas un mystère. Le Syndicat national des propriétaires le dit lui-même : les bailleurs vont soit augmenter les loyers, soit vendre.
On organise, mesure après mesure, le désintérêt généralisé des investisseurs pour l'immobilier locatif belge — pile au moment où on manque de logements.
Deux solutions honnêtes existent : faire enfin la péréquation cadastrale que la loi impose depuis 50 ans, ou assumer que le précompte immobilier est un impôt sur la fortune et le réformer comme tel. En tenant compte de l’endettement du propriétaire.
Ce qu'on ne peut plus accepter, c'est de continuer à faire payer, sans le dire, ceux qui n'ont pas voix au chapitre.