
Il faut intégrer des chocs extrêmes, tels une dépréciation violente du dollar, des risques d’inconvertibilité monétaire, des impossibilités de rapatriement de capitaux, des changements importants de fiscalité (la première expression des droits de douane de Trump en fut une illustration), des nationalisations, des confiscations d’actifs, des disruptions majeures sur les infrastructures de paiement… Bref, des événements que la mondialisation avait escamotés.
Mais ce qui change, c’est que nous entrons en économie de guerre.
Et dans ce contexte, les paramètres financiers s’effacent et l’actionnaire est la dernière personne dont on s’inquiète.
On va me traiter, comme toujours, de pessimiste.
Je suis lucide.
Car je l’ai trop vu : dans les entreprises au sein desquelles le consensus prime sur la fulgurance, la perception des risques s’émousse par un phénomène de pensée collective.
Et les humains n’aiment penser ni l’imprévisible, ni l’impensable.