
Le rapport se concentre sur la résilience opérationnelle dans un environnement marqué par l’intensification des cybermenaces, par l’évolution des schémas de fraude, par la plus grande dépendance à l’égard des prestataires technologiques tiers et par la multiplication des risques géopolitiques et de sécurité physique. Il met également en exergue l’importance croissante d’une gouvernance solide, d’une communication de crise efficace et de tests réguliers des dispositifs d’urgence, de manière à garantir la continuité des services essentiels dans le cadre de scénarios de crise graves mais plausibles.
Les simulations de crise à l’échelle du secteur sont un moyen efficace de tester la résilience du secteur financier et sa capacité de réagir à un scénario complexe, tout en contribuant à renforcer la coordination et la communication entre les acteurs concernés. Un exercice mené récemment a montré que la résilience dépend non seulement de la technologie, mais aussi des personnes, de la gouvernance et de procédures éprouvées. En outre, la résilience opérationnelle ne peut plus être envisagée exclusivement sous l’angle numérique. Une attention croissante est accordée à la sécurité physique mise en péril par les menaces et risques internes, à la protection des sites critiques et à la résilience des centres de données et autres infrastructures essentielles. Parallèlement, la fraude aux paiements continue d’évoluer rapidement, ce qui nécessite des mesures préventives plus strictes et une surveillance en temps réel plus soutenue.
Un autre événement marquant cette année a été l’entrée en vigueur de la législation belge renforçant la surveillance des fournisseurs de services de messagerie financière tels que Swift. La nouvelle loi confère à la BNB des pouvoirs de surveillance accrus, qui seront exercés en coopération avec d’autres banques centrales du G10.