​Donald Trump est allé trop loin pour faire marche arrière.

Il n’y aura plus de retour aux temps anciens, et l’avenir ne sera plus ce qu’il était. Même si ils croient dominer le monde et que ce dernier sera complaisant face à la première puissance mondiale, les états-unis sont allés trop loin pour qu’on puisse encore croire à la crédibilité d’un apaisement. Les velléités territoriales expansionnistes de Donald Trump sont confirmées et s’exécuteront, sans que l’Europe puisse (et n’ose) réagir. En Asie, les choses sont désormais claires : les États-Unis garderont peut-être une présence militaire, mais éviteront toute confrontation militaire avec la Chine en cas d’invasion de Taïwan. Les grandes puissances ne s’affrontent jamais que par Alliés interposés, et la dernière fois que la Chine et les États-Unis se sont opposés directement, ce ne fut pas au Vietnam, mais pendant la guerre de Corée.

Économiquement, les États-Unis ont soumis leurs partenaires à une versatilité incompatible avec la moindre crédibilité. Au-delà des droits de douane fluctuants, ce sont évidemment le dollar et la dette publique américaine qui sont en jeu, et donc en doute. En effet, comment croire que l’instabilité économique ne suscite pas défiance et inquiétude ? Même si le dollar et, en son revers, la dette américaine ne bénéficient plus de la confiance qui prévalait autrefois, il faut imaginer une agressivité politique et militaire que le reste du monde finira par rejeter.

L’écologie est sacrifiée dans une vision dantesque alors que le point de paroxysme est en 2028. Nous tuons nos enfants par consumérisme. Le monde se dirige-t-il vers ses dernières folies avec la guerre et le sexe comme derniers espoirs ? La mort ou la compétition comme écrivait Houellebecq ? Ou, plus proprement, le viol collectif des foules par la propagande des réseaux sociaux

Et puis, il y a la démocratie, l’état de droit, et toutes les avancées que nos sociétés ont fait émerger de l’obscurantisme, qui sont maintenant remises en cause. Et on parle de choses très sérieuses : les choix moraux, religieux, et politiques. Les droits légitimes et inaliénables des minorités (et je déteste ce mot), les droits des femmes, etc. On voit ce qui se passe aux États-Unis et on peut espérer que les entreprises étrangères ne se soumettront pas (ce dont je doute) aux diktats que Trump impose par une extraterritorialité morale. On verra où sera la honte.

Le monde a basculé. Même s’il retrouve des bases plus stabilisées, ce qui est en jeu, c’est la lumière de l’humanité, la paix, la solidarité, l’avenir de nos descendants.

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