
Les éléments factuels structurants du dossier sont les suivants :
Le litige ne portait pas sur la date de l’investissement, mais sur le moment auquel l’avantage fiscal est réalisé.
La Cour suprême opère une distinction déterminante entre :
La Cour juge que la GAAR s’applique aux arrangements qui continuent à produire des effets fiscaux après le 1er avril 2017, même si l’investissement sous-jacent a été réalisé antérieurement à cette date.
Le certificat de résidence fiscale ne confère pas une protection automatique conventionnelle
Le certificat de résidence constitue une condition d’éligibilité, mais ne constitue pas une preuve irréfragable du droit aux avantages conventionnels. L’administration peut examiner la localisation effective du centre de décision et de contrôle de la structure.
La substance économique prévaut sur la résidence formelle
Malgré la présence d’administrateurs, de bureaux et de dispositifs de conformité à Maurice, la Cour a considéré que le pouvoir décisionnel réel ne se situait pas dans cette juridiction.
La GAAR peut primer sur les avantages conventionnels en cas d’abus
Le droit fiscal indien prévoit expressément que la GAAR peut s’appliquer même lorsque la convention fiscale serait, en principe, plus favorable, dès lors qu’un montage abusif est caractérisé.
La souveraineté fiscale demeure un principe structurant
Dans une opinion concordante particulièrement affirmée, le juge Pardiwala rappelle que les conventions fiscales constituent des dérogations à la souveraineté fiscale des États et non un abandon définitif de celle-ci.
L’enseignement central de l’arrêt est le suivant : la protection offerte par les conventions fiscales ne constitue pas une immunité pérenne pour les opérations futures si la substance économique et le centre de contrôle de la structure ne sont plus alignés avec la résidence revendiquée au moment de la réalisation de l’avantage fiscal.
Autrement dit, un confort conventionnel acquis à l’entrée n’immunise pas une sortie future lorsque la réalité économique du montage ne correspond plus à sa forme juridique.
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