• FR
  • NL
  • EN

La sécurité de l'emploi: le moteur essentiel de votre fidélité à l'entreprise !

Jamais depuis 2013 autant de personnes n'avaient perdu leur emploi à la suite de licenciements collectifs et de restructurations qu'en 2025. Les nouveaux chiffres du SPF Emploi, Travail et Concertation sociale montrent que 8 480 travailleurs ont perdu leur emploi à la suite d'un licenciement collectif. Ce chiffre s'ajoute aux 29 842 emplois perdus dans le cadre de faillites en 2025.

L'impact de cette incertitude économique ne doit pas être sous-estimé, note le prestataire de services RH Partena Professional. « Actuellement, la sécurité de l'emploi est la principale motivation (52,6 %) des travailleurs belges pour rester chez leur employeur actuel. Cela signifie qu'aujourd'hui, de nombreux Belges restent probablement par prudence, mais pas nécessairement par satisfaction », explique Yves Stox, consultant en gestion chez Partena Professional.

Les licenciements collectifs à nouveau en hausse

Le SPF Emploi, Travail et Concertation sociale a publié de nouveaux chiffres Statistiques relatives aux restructurations. En 2025, 112 entreprises ont annoncé des licenciements collectifs, 8 428 travailleurs ont appris que leur emploi pourrait être menacé. Ceux-ci s'ajoutent aux 29 842 emplois perdus dans le cadre de faillites en 2025 (Statbel).

Une telle annonce marque le début d'une longue procédure et n'équivaut donc pas automatiquement à un licenciement collectif. « Néanmoins, le nombre de procédures menées à terme augmente également, passant de 80 en 2024 à 106 en 2025. Pas moins de 46 de ces procédures ont été engagées au quatrième trimestre 2025, ce qui indique une accélération du nombre de licenciements effectifs », explique Greet Damme, consultante en gestion chez Partena Professional, prestataire de services RH.


Les Belges restent fidèles à leur employeur par prudence

Nous vivons une période d'incertitude économique, ce qui a également un impact sur le marché du travail. Une enquête menée par le prestataire de services RH Partena Professional auprès de 2 000 travailleurs révèle que la sécurité de l'emploi est le principal facteur (52,6 %) qui motive les travailleurs belges à rester chez leur employeur actuel. L'équilibre entre vie professionnelle et vie privée (43,9 %), le contenu du travail (40,4 %) et les déplacements domicile-travail (38,2 %) jouent également un rôle important.


Les facteurs sociaux et organisationnels ont également leur importance : les relations avec les collègues (35,4 %) et la flexibilité des horaires de travail (34,3 %) sont déterminants pour une partie importante des personnes interrogées. Il est frappant de constater que les avantages extralégaux (28,8 %) et le salaire brut (27,9 %) n'occupent respectivement que les 7e et 9e places. « Cela montre que les gens restent souvent par prudence, et pas nécessairement par satisfaction », explique Yves Stox, consultant en gestion chez Partena Professional. Une étude précédente de Partena Professional avait déjà révélé que près de la moitié des Belges (46,8 %) se sentaient insuffisamment valorisés pour leur engagement au vu de leur rémunération.

Les hommes veulent la sécurité de l'emploi, les femmes la flexibilité

Ce qui importe aux employés varie considérablement selon leur profil. Les hommes accordent plus d'importance à la sécurité de l'emploi, au salaire et aux avantages extralégaux. Les femmes optent plus souvent pour des horaires de travail flexibles, des relations avec leurs collègues et un trajet domicile-travail raisonnable.

« L’étude par journal de bord montre à maintes reprises que les femmes qui travaillent à temps plein effectuent plus d'heures par semaine que les hommes, si l'on additionne le travail dans un contexte professionnel et les heures consacrées aux tâches domestiques et autres tâches à la maison. Cela montre clairement que ces dernières tâches sont encore trop automatiquement attribuées aux femmes, surtout lorsqu'elles ont des enfants. Cela demande bien sûr une certaine flexibilité pour pouvoir tout concilier », explique le professeur en économie du travail Stijn Baert.

Par ailleurs, Partena Professional constate que les jeunes recherchent avant tout la confiance dans l'employeur et un fort esprit d'équipe, tandis que les 35-54 ans se concentrent davantage sur l'équilibre entre vie professionnelle et vie privée.


NL

FR

Homme

Femme

Sécurité de l'emploi

54.7%

49,5%

55.4%

49,6%

Équilibre entre vie professionnelle et vie privée

46.1%

40,8%

44,9%

42,9%

Contenu du travail

46.2%

31,9%

39,4%

41,4%

Déplacement domicile-travail

37,6%

39,1%

35,5%

41.1%

Liens avec les collègues

34,7%

36,5%

30,7%

40.5%

Flexibilité des horaires de travail

36.4%

31,3%

28,9%

40.0%

Avantages extralégaux

27,8%

30,2%

31.0%

26,5%

Confiance dans l'employeur

28,5%

27,4%

28,4%

27,6%

Salaire brut

27,1%

29,2%

31.9%

23,8%

Diversité des tâches

23.5%

19,7%

22,9%

20,9%

Possibilités de télétravail

19,7%

22,1%

19,1%

22,4%

Impact social

15.1%

9,9%

13,2%

12,8%

Possibilités d'évolution

12,1%

12,3%

14.6%

9,6%

Prestige de l'organisation

6,2%

6,9%

8.0%

4,9%

###

À propos de l'étude

Partena Professional, avec le soutien du professeur en économie du travail Stijn Baert, a élaboré un questionnaire afin d'obtenir des réponses aux questions ci-dessus. Ce questionnaire a été soumis à un échantillon représentatif de 2 000 travailleurs belges, par l'intermédiaire du bureau d'études iVOX, en collaboration avec Buffl, entre le 8 et le 23 juillet 2025. La marge d'erreur maximale est respectivement de 2,08 %.

Les répondants ont également été interrogés sur leurs caractéristiques générales, telles que le sexe, la taille de l'entreprise et la langue maternelle (néerlandais ou français), afin que les résultats puissent être ventilés en fonction de ces caractéristiques.

Mots clés

Articles recommandés

Est-il utile de mettre en place une politique relative à l'IA en entreprise?

Non, 16 milliards de salaires ne sont pas partis aux actionnaires

Emploi. Bilan de la demande d’emploi en Wallonie pour l’année 2025