
Chère Consœur, cher Confrère,
Et si la disparition progressive de certaines de nos tâches était, paradoxalement, une bonne nouvelle pour nos cabinets ?
La question mérite d’être posée.
Pendant des années, nous avons construit notre économie autour du temps passé, des volumes traités, des échéances respectées et des travaux produits.
Aujourd’hui, l’équation change avec la facture électronique ,l’automatisation. l’intelligence artificielle. Souhaite non.
Certaines tâches qui occupaient nos collaboratrices et collaborateurs pendant des heures seront réalisées en quelques minutes.
Justement là où elle a toujours été :
> Dans notre capacité à comprendre les chiffres.
> À repérer ce qui ne va pas.
> À mettre une situation en perspective.
· À alerter avant qu’il ne soit trop tard.
> À transformer une donnée en décision
> Une tension de trésorerie détectée à temps
> Un indicateur qui mérite d’être questionné.
·> Une évolution qui appelle notre attention.
> Un dirigeant.e que nous aidons à arbitrer.
Cette valeur, nous la produisons déjà. Mais nous la vendons encore trop souvent « cachée » dans une mission globale.
Or, ce qui devient plus rapide à produire devient aussi moins visible.
C’est probablement l’un des grands défis qui nous attendent. : ne plus seulement vendre du temps.
Car demain, nos client.e.s ne rechercheront pas uniquement un cabinet qui produit leurs chiffres.
Ils rechercheront un cabinet qui les aide à les comprendre. Un cabinet qui éclaire. Qui sécurise. Qui anticipe. Qui accompagne.
Si la technologie peut nous libérer de certaines tâches.
À nous de transformer ce temps libéré en temps d’expertise, de dialogue et de conseil.
Non , la valeur de nos cabinets ne disparaît pas : elle se déplace.
Et si nous faisions de ce déplacement, non pas la fin d’un modèle, mais la renaissance de notre métier et l'occasion de nous faire " honorer " à notre juste valeur.
Guy K