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Les entretiens d'évaluation approchent, mais près de la moitié des travailleurs belges se sentent insuffisamment valorisés

Pour de nombreux salariés belges, janvier est synonyme d'entretien annuel d'évaluation. Celui-ci ne porte pas uniquement sur les performances, mais vise également à reconnaître et valoriser l'engagement des collaborateurs. Pourtant, une nouvelle étude menée par le prestataire de services RH Partena Professional montre que cette reconnaissance n’est pas systématique. La majorité des Belges jugent leur rémunération « faible » à « correcte » et près de la moitié (46,8 %) estiment que leurs efforts ne sont pas suffisamment valorisés via la rémunération. Pourtant, 78,5 % des employeurs pensent que tout va pour le mieux. En matière de rémunération, plus de 4 Belges sur 10 trouvent leur salaire faible par rapport à celui des autres Belges. Il est frappant de constater que deux fois plus d'hommes (19,5 %) que de femmes (9,7 %) trouvent leur salaire plutôt élevé.

De nombreux employés ne se sentent pas valorisés, mais les employeurs n'en ont pas conscience



Le mois de janvier est souvent considéré comme une période charnière pour les employés. Environ 53,2 % des travailleurs belges estiment être suffisamment valorisés à l'heure actuelle par leur rémunération (salaire brut et avantages extralégaux). C'est ce qui ressort d'une enquête menée par Partena Professional auprès de 2 000 travailleurs et 250 employeurs. Les francophones, les femmes et les employés de plus de 55 ans sont plus susceptibles de déclarer que leurs efforts ne sont pas suffisamment reconnus.

« La reconnaissance ne se mesure pas uniquement en euros », souligne Yves Stox, consultant en gestion chez Partena Professional. « Elle englobe aussi la transparence, l'équité et le sentiment que les efforts sont reconnus. Sans ces éléments, même un salaire correct peut s'avérer insuffisant. »

Le fossé entre employeurs et employés est frappant. Près de 8 employeurs sur 10 (78,5 %) sont convaincus que leurs collaborateurs se sentent suffisamment valorisés. « Les employeurs surestiment souvent le sentiment de valorisation de leurs employés », explique Stox. « Ce décalage est dangereux. Ceux qui pensent que tout va bien ne ressentent aucun besoin de faire des ajustements. »

Plus de 4 Belges sur 10 estiment que leur package salarial est faible

Partena Professional constate également que la plupart des Belges considèrent que leur rémunération est correcte. Environ 4 sur 10 (43,7 %) trouvent leur salaire « correct » par rapport à celui des autres travailleurs en Belgique, mais presque autant de Belges (41,5 %) trouvent son salaire plutôt bas par rapport à celui des autres. 14,7 %, soit un groupe non négligeable, trouvent son salaire élevé.


Remarquablement, les hommes ont une perception nettement plus positive de leur salaire que les femmes : près d'un homme sur cinq (19,5 %) estime que son salaire est supérieur à la moyenne, contre moins d'une femme sur dix (9,7 %). « Cela confirme que l'écart salarial se reflète non seulement dans les chiffres, mais aussi dans la perception du salaire et la confiance en soi », explique Yves Stox.

L'âge joue également un rôle important : les travailleurs de moins de 35 ans sont nettement plus optimistes quant à leur salaire : 18,4 % d'entre eux s’estiment au-dessus de la moyenne. « Chez les plus de 55 ans, ce chiffre tombe à 11,6 %, tandis que près de la moitié (48,9 %) estime gagner moins que la moyenne. Les travailleurs plus âgés semblent plus critiques ou se comparent davantage à un groupe de référence plus large, tandis que les jeunes sont plus enclins à juger qu’ils gagnent bien leur vie », conclut Yves Stox de Partena Professional.

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À propos de l'étude

Partena Professional, avec le soutien du professeur en économie du travail Stijn Baert, a élaboré un questionnaire afin d'obtenir des réponses aux questions ci-dessus. Ce questionnaire a été soumis à un échantillon représentatif de 2 000 travailleurs belges et 250 employeurs belges, par l'intermédiaire du bureau d'études iVOX, en collaboration avec Buffl, entre le 8 et le 23 juillet 2025. La marge d'erreur maximale est respectivement de 2,08 % et 6,16 %.

Les répondants ont également été interrogés sur leurs caractéristiques générales, telles que le sexe, la taille de l'entreprise et la langue maternelle (néerlandais ou français), afin que les résultats puissent être répartis en fonction de ces caractéristiques.

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