
Le dispositif repose sur plusieurs axes structurants :
Derrière ces ajustements techniques se dessine une réalité plus politique :
l’architecture du Pilier 2 est progressivement reconfigurée afin de tenir compte de la position des États-Unis.
Par le jeu combiné des safe harbours SbS et UPE, les groupes multinationaux américains se trouvent largement isolés des effets pratiques du taux minimum mondial, alors même que le projet initial a été largement porté par les États-Unis.
Cette évolution met en lumière plusieurs déséquilibres structurels :
Les groupes non américains doivent supporter une complexité administrative élevée, tandis que les groupes américains s’appuient sur des régimes domestiques considérés comme « équivalents ».
Les juridictions appliquant strictement le Pilier 2 s’exposent à une perte de compétitivité par rapport à celles bénéficiant de mécanismes d’équivalence.
La question n’est plus seulement technique :
Comment qualifier de “mondial” un impôt dont la première économie mondiale demeure structurellement en dehors du champ effectif ?
Cette interrogation touche directement à la légitimité, à la crédibilité et à la soutenabilité à long terme de l’ensemble du projet Pilier 2 porté par l’OCDE.
Le « Side-by-Side Package » illustre une tension croissante entre pragmatisme politique et cohérence normative.
Il pose, en filigrane, une question fondamentale pour l’avenir de la fiscalité internationale : jusqu’où un standard peut-il s’adapter sans se vider de sa substance ?
Cette publication est une reproduction voire une traduction libre en français d'une publication que l'auteur a effectué sur les réseaux sociaux, sans intervention de ce dernier, mais avec son accord".