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Un mauvais vent fiscal et social se lève sur la Belgique

Au terme de cette première année gouvernementale, et nonobstant l’immense respect que j’ai pour notre Premier ministre, dont le langage a toujours été sans la moindre équivoque fiscale (et l’attitude dans le dossier Euroclear exemplaire vis-à-vis des Allemands), je partage plusieurs réflexions qui recoupent tout ce que j’entends autour de moi et qui concernent une profonde rancœur quant aux fausses promesses de baisses d’impôts.

  • Tout d’abord, la hausse du salaire mensuel net est un leurre. Le Bureau du Plan l’avait signalé, et même si le narratif est devenu « 500 euros nets/mois de différence » avec ceux qui sont au chômage, ce sera au détriment de ces derniers que cette promesse fiscale sera tenue. Incidemment, on croit que ces chômeurs vont apporter de la croissance et de la prospérité au pays, mais la BNB elle-même ne table que sur 10 % à 15 % de remise à l’emploi de ces presque 200 000 chômeurs. Toutes les mesures de flexibilisation du travail sont favorables à la Flandre, proche du plein emploi, mais inopérantes en Wallonie.
  • Ensuite, de très nombreux impôts ont sournoisement augmenté, et continueront à augmenter puisque le déficit budgétaire reste très mauvais. C’est d’autant plus vrai que le gouvernement a exagéré ce qu’on appelle les effets-retours, c’est-à-dire les retombées positives de stimulants fiscaux, que j’avoue avoir de la peine à identifier. Il est d’ailleurs très difficile d’obtenir des effets-retours auprès d’une population vieillissante.
  • Ensuite, on dit, par de nombreuses mesures (dont des sauts partiels d’index, des réductions de pensions, etc.), de sauver la sécurité sociale. Mais ce ne serait vrai que si l’argent économisé était prudemment mis en réserve pour financer ce vieillissement de la population. Or, ce n’est pas le cas.
  • Enfin, dernier point très important : la fiscalité est déplacée vers les communes, qui augmentent à des vitesses stupéfiantes les additionnels communaux et les précomptes immobiliers, sans qu’il n’y ait la moindre contrepartie pour les services publics.
  • Et finalement, le danger que je vois est qu’on croit résoudre un problème de chômage par des exclusions qui ne se traduiront pas par de la croissance, tandis que les multiples hausses d’impôt vont commencer à atteindre le point de non-consentement à l’impôt, voire de défiance à l’égard de l’État.

Et nous verrons encore des impôts augmenter avant la fin de cette législature, sans aucun bénéfice social ni citoyen correspondant.

Ce qu’il faut donc faire, c’est prendre les Belges pour ce qu’ils sont, c’est-à-dire des gens intelligents.

Ah oui, une dernière chose : je crains sue nous restions le pays le plus taxé d’Europe, et peut-être du monde.​​

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