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Wallonie: quand nos politiques continuent de jouer aux apprentis sorciers avec l’économie

Dans mon dernier article, je dénonçais la réintroduction en Wallonie de 2 taxes anti-économiques — le précompte immobilier sur le matériel et l’outillage & la taxe sur la force motrice —, alors qu’elles ont été supprimées depuis 2006 parce que précisément pénalisant l’outil industriel.

FiscalitéF.F.F.Précompte immobilier et taxe sur la force motrice: quand les politiques font payer leurs « erreurs » de gouvernance aux entreprises¹


Alors souvenons-nous, pourquoi ces taxes ?

Parce que certaines communes ont triché.

Une “petite fraude” sur un mécanisme de compensation octroyé par la Région wallonne en contrepartie de la disparition de ces anciennes taxes, le tout débouchant sur un dérapage budgétaire.

Les parlementaires auraient pu :

  • sanctionner les communes fraudeuses,
  • ou plafonner les compensations.

Non !

Ils se sont dit, faisons payer les entreprises

jusqu’à ce que le « pot aux roses » soit découvert.


Alors que s’est-il passé depuis mon dernier post ?

Eh bien, le gouvernement a fait marche arrière.

Enfin… partiellement !

  • Il y a un nouveau décret qui gèle temporairement certaines mesures
  • Et une circulaire officielle du Ministre adressée aux communes, les informant des conditions et modalités de la suspension des taxes

On comprend de cette dernière (voir doc. annexe) que :

  • (i) la question du précompte immobilier sur outillage est reportée d’un an
  • (ii) la taxe sur la force motrice peut en revanche être enrôlée sur les investissements acquis ou constitués sur le territoire de la Région wallonne jusqu’au 31/12/2005 inclus
  • mais pas sur ceux acquis ou constitué à l’état neuf à compter du 1/1/2006


Ce qui interpelle profondément

Ce qu’il y a d’interpellant dans la séquence des événements décrits, c’est que :

  • partout en Europe, on veut réindustrialiser, moderniser l’outil de production ou attirer les investissements
  • mais en Wallonie, on se demande encore si on va taxer les machines


Une question de fond

Quand nos élus vont-ils comprendre une réalité simple :

la compétitivité économique d’un territoire, ce n’est pas un luxe, c’est une condition de survie !

Quand vont-ils enfin s’attaquer :

  • à l’assainissement de leurs dépenses à tous niveaux,
  • à la rationalisation des services,
  • à la mutualisation des ressources,

avant de lever des taxes anti-économiques ?


Un paradoxe évident

Le paradoxe est pourtant absolu :

taxer l’outil industriel, c’est :

  • pousser nos entreprises à aller voir ailleurs,
  • réduire l’assiette fiscale à long terme,
  • aggraver le problème budgétaire qu’on prétend résoudre


Et pourtant…

La Wallonie a :

  • un potentiel industriel réel,
  • des entreprises remarquables,
  • un tissu de PME innovantes

mais elle a un réel problème de gouvernance en sacrifiant la vision économique à long terme sur l’autel des petits arrangements politiques entre soi !


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En vous en souhaitant une bonne lecture

Et si vous avez une question en lien avec le sujet ci-dessus, sachez que le premier entretien en nos bureaux est toujours libre de tout engagement

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Publié le 09 Apr 2026 à 05:05
Lecture de 4min